DIY: Je suis tombée dans la marmite quand j’étais petite

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Voilà, le vendredi c’est le jour des DIY. Aujourd’hui, pas de tuto, mais j’ai décidé de vous raconter pourquoi la couture me tient à cœur et comment j’ai appris à coudre.

Je viens d’une famille nombreuse, avec une maman au foyer. Vous imaginez bien que le budget de mes parents n’était pas extensible. Il y a 30 ans, nous vivions dans un monde sans portable, sans internet et sans enseignes de prêt-à-porter à bas prix. Pour habiller cinq enfants, il n’y avait pas trente-six solutions. Ma mère nous faisait donc une grande partie de nos garde-robes. Je regardais d’un air curieux ma mère penchée sur sa machine à coudre, manier les épingles et les aiguilles à tricoter avec une dextérité impressionnante. A l’adolescence, j’avais envie de faire comme mes copines et aller faire du shopping chez Etam. Oui, mais du bas de mon mètre vingt, j’étais coincée au rayon enfant, jupes plissées et petits cols ronds.

J’ai supplié ma mère de me faire les pantalons trompette et petits tops à la mode. Elle trouvait ca franchement moche mais a fini par accepter à condition que je m’y mette aussi. J’ai commencé par découper les patrons, appris à prendre des mesures, repérer le droit fil du tissu, faire marcher la machine à coudre, surfiler… Je me suis mise à broder pour faire des cadeaux de naissances à mes premiers neveux et nièces, j’ai fait quelques rangs de tricot pour des écharpes. Petit à petit, je me suis débrouillée toute seule, enfin presque. Monter une fermeture éclair, c’est quand même pas facile ! Et les instructions des patrons, parfois c’est vraiment du chinois !

Et puis, dès que j’ai commencé à travailler l’été, j’ai trouvé ca bien pratique de s’acheter les vêtements dont on avait envie à l’instant T, ne pas avoir à passer des heures sur une robe avant de pouvoir la porter. J’ai opté pour la facilité. J’avais moins de temps que quand j’étais au lycée, la bonne excuse. Oui mais voila, je savais faire la différence entre soie et viscose, laine et acrylique, coton et polyester, cuir et plastique. Trouver de belles matières s’avère de plus en plus difficile et de plus en plus cher. Les tissus utilisés ne valent guère mieux que de la doublure. Mon œil sait reconnaitre ce qui demande du travail et ce qui se fait en dix minutes. Bref, j’ai un regard très critique sur le prix d’un vêtement par rapport à sa qualité.

Il y a un an, j’ai eu besoin de rideaux pour chez moi. Impossible de trouver quoi que ce soit aux bonnes dimensions. Le sur-mesure ? Je me suis renseignée. Plusieurs milliers d’euros pour l’ensemble, inabordable ! La solution ? Les faire moi-même. Je vous ai montré le résultat ici et . J’étais hyper fière ! Ça m’a occupée pendant un sacré nombre de week-end mais ça en valait la peine. Et surtout, ça m’a donné envie de m’y remettre.

J’ai la chance d’avoir une maman qui a pu me transmettre son savoir et sa technique. J’ai d’ailleurs encore beaucoup à apprendre ! A l’heure où l’on essaie de nous sensibiliser à la consommation responsable, les DIY nous font prendre conscience de la vraie valeur de notre garde robe.

Iris

2 réponses à “DIY: Je suis tombée dans la marmite quand j’étais petite

  1. J’ai une mission couture pour toi : me faire un sac cabat en toile avec des bandes à paillettes.
    J’aime les belles marques mais je refuse de payer un sac de la marque officielle 130 euros : pour un sac en toile pouvant contenir des cahiers, livres format A4, c’est carrément exagéré !

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